Présentation

DSC_0068 Agnès Burdin Frénéa – Psychanalyste corporel      shapeimage_3                                                    
 
  (Membre de l’I.F.P.C – Institut Français de Psychanalyse Corporelle)
Née en mai 68, mes « révolutions » n’empruntent pas à la date de ma naissance le caractère violent et spectaculaire lié aux événements marquant de ce printemps 68. Mais il se peut que l’atmosphère « chaotique » de cette période historique m’ait ouverte au fait que l’ordre à trouver doit d’abord prendre source et place à l’intérieur de nous-même avant de pouvoir s’incarner dans un extérieur.
De ce printemps mouvementé, j’hérite aussi sans doute d’un caractère assez curieux et heureux de tout de que je ne connais pas encore, et de tout ce qui cherche vers un « meilleur ».
Arrivée petite dernière d’une fratrie de 3 enfants, je nais 7 ans après 2 grands frères jumeaux. Mes souvenirs immédiats me parlent d’une place dorée dans une famille aimante et assez confortablement établie. A 20 ans, je me sens privilégiée dans une vie qui se présente à moi ouverte à ce que je voudrais bien en faire. Pourtant, c’est le début d’une longue période où je fais connaissance avec crises d’angoisse et attaques de panique. Six années ou quotidiennement je crois devoir me battre contre un ennemi que je pense innommable et insensé.
Peut-être dois-je à la réminiscence du vent frondeur de 68 de rester debout devant mes propres barricades… mais dans cette période qui me fait poser un genou à terre, je jure de ne jamais succomber à poser le deuxième.
Etymologiquement, le mot révolution s’entend comme « retour sur soi » comme réitération de ce qui a été et comme prévision de ce qui sera. J’ai alors 25 ans, mon printemps renait de cette définition. J’entends alors mes angoisses comme une invitation à faire connaissance avec qui je suis. C’est le début, ou plus exactement, le début visible d’une quête de sens.
Ce simple choix va apaiser le plus grand nombres de ces manifestations anxiogènes. Mais je ne suis pas dupe, je sais que si je ne m’affronte pas à leur origine, leurs ombres ne cesseront de planer sur moi comme une menace latente.
Parallèlement à ma vie de femme et de mère de 3 enfants que je construis alors, je m’engage dans cette démarche de recherche que vient enrichir la dimension spirituelle.
En 1997, j’entends parler pour la première fois de psychanalyse corporelle. Tout en étant attirée, et vivement intéressée par les témoignages de personnes la pratiquant, je suis sûre que cette technique n’est pas pour moi. Les symptômes physiques ressentis lors de mes crises d’angoisses ont laissé des peurs en moi. Je ne veux pas prendre le risque de réveiller ce que j’ai mis tant de temps à canaliser. Je vis encore mon corps comme un acteur de trahison.
Mon cheminement personnel se poursuit. Et, il se passera 7 avant que je fasse le choix de vivre une session de psychanalyse corporelle. Pour voir… Pour pouvoir dire que j’ai quand même essayé !
Le choc que je reçois lors de cette session va bouleverser la suite de ma quête. Non seulement je vis un corps qui ne trahit pas, mais je suis devant le constat qu’il n’a qu’une soif : dire la vérité. La vérité d’une histoire, mon histoire.
Les verbalisations post-séances corporelles des autres personnes en session avec moi me touchent intensément : la précision, la cohérence et la sincérité palpable de ce qui est dit, délivré via le corps. Je vois des visages de petites filles, des petits garçons qui se confient… et aux degrés extrêmes de leur confidence, des adultes droits, forts d’une réconciliation sans concession avec leur histoire et les bourreaux de circonstances qui la composent.
En 2006, je m’engage pour un cycle de 5 ans de formation, enseigné par le fondateur de la psychanalyse corporelle : Bernard Montaud.
Diplômée en 2011, j’anime des sessions régulières au Centre de l’Aube à Piégros-La-Clastre dans la Drôme (9km de Crest). J’anime aussi ponctuellement, en collaboration avec des confrères, des sessions à Colmar et en Belgique. Depuis 2014, je suis responsable du secteur communication de l’Institut Français de Psychanalyse Corporelle.
Parallèlement, depuis mars 2015, je suis présidente de l’association « Drôles de Femmes » qui a pour but d’apporter un point de vue féminin, sur toutes les questions de la vie quotidienne et d’actualité, depuis la vie intérieure.